Né en 1980.
Jean-Baptiste Isambert, photographe français contemporain, inscrit sa pratique dans une démarche artistique profondément influencée par la peinture impressionniste et la photographie pictorialiste. Dès les premières explorations de son œuvre, une sensation immédiate de sérénité et de contemplation s'installe. Il s’éloigne délibérément de la dimension documentaire et narrative propre à la photographie classique pour s’engager dans un territoire plus intime, presque onirique, où l'image devient une fenêtre ouverte sur un univers sensoriel et poétique.
L'artiste travaille "sur le motif", en plein air, où la nature devient à la fois sujet et médium. Son objectif n'est pas de saisir un moment spécifique, mais de restituer une essence, une atmosphère, un sentiment, à travers les éléments qui composent le paysage. Il se distingue par une attention méticuleuse aux textures, aux couleurs et aux formes, éléments qu'il manipule avec la finesse d’un peintre. La lumière, omniprésente, devient l'outil privilégié de cette transformation du réel en abstraction. C’est par cette maîtrise de la lumière qu’Isambert parvient à "peindre avec elle", donnant ainsi naissance à des paysages qui oscillent subtilement entre figuration et abstraction.
Sa série Phototropisme, par exemple, plonge le spectateur dans une exploration visuelle où la nature se dévoile dans sa plus grande pureté, tout en convoquant une vision presque magique de la végétation. Les couleurs vibrantes et les contrastes forts témoignent de la tension entre l’imaginaire et la réalité. La série Paysages Imaginaires pousse cette réflexion encore plus loin, en jouant sur la tension entre abstraction et figuration, où les formes et les couleurs semblent se fondre pour créer un monde parallèle, à la fois éphémère et intemporel.
L’originalité de son approche repose sur ce jeu constant avec l’imaginaire, tout en restant ancré dans une réalité tangible. En ce sens, Jean-Baptiste Isambert transforme la photographie en un terrain d'expérimentation où l'émotion prime sur la fidélité au réel. Son œuvre questionne notre perception du paysage et invite le spectateur à une réflexion intime sur la relation entre l’homme, la nature et le monde qui l’entoure.
En 2019, Jean-Baptiste Isambert se distingue lors du prestigieux Salon des Réalités Nouvelles à Paris, un événement incontournable dans le monde de l’art abstrait, reconnu à l’échelle mondiale. Fondé en 1946, ce salon est une référence dans le domaine de l'art abstrait et contemporain. Il a vu se croiser les œuvres de grands artistes comme Victor Vasarely, Jean Arp, Alberto Magnelli, František Kupka, ou encore Pierre Soulages, des figures emblématiques dont les travaux ont profondément influencé l’évolution de l’art abstrait au XXe siècle. Chaque année, il accueille des artistes du monde entier, toutes disciplines confondues, dans un dialogue créatif qui traverse les époques et les styles.
Lors de cette édition, parmi plus de 400 artistes présents, Jean-Baptiste Isambert se voit décerner le Prix Lacritique, un honneur qui souligne la singularité et la qualité de son approche picturale et symbolique. Ce prix, obtenu parmi une diversité d’œuvres et de techniques artistiques, témoigne de l’originalité et de la force de son travail, qui parvient à allier abstraction et expression personnelle de manière magistrale. En recevant cette distinction, Isambert confirme son statut de créateur novateur dans le domaine de la photographie contemporaine, et son œuvre trouve ainsi sa place au sein d'un héritage artistique majeur, celui de l’abstraction.
Cette reconnaissance au Salon des Réalités Nouvelles marque un tournant dans sa carrière, consolidant son positionnement unique dans le monde de l'art contemporain. Elle témoigne de l'importance de sa démarche, où la lumière, la nature et le mouvement se rencontrent dans des compositions qui défient les limites de la photographie classique, pour offrir une vision résolument poétique et abstraite du monde.